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Campagne STIF

Posté le 08 juin 2008
Les franciliens assidus de dlfp auront certainement remarqué le brillant matraquage publicitaire qu'est en train de réaliser le STIF (syndicats de transports d'Ile de France)[1]. Ce même STIF étant à l'origine de quelques abérations à propos du respect de la vie privée[2], je me suis amusé à faire un petite parodie.

Le pdf est disponible ici : http://polux.rootard.free.fr/SSIF.pdf
Les sources sont ici : http://polux.rootard.free.fr/parodie_STIF.tar.gz

[1] : http://www.stif.info/information-communication/communication(...)
[2] : http://bigbrotherawards.eu.org/Le-STIF-Syndicat-des-transpor(...)

> Lire le journal (30 commentaires, moyenne: 2,6).

[Urgent] Appel à consultation !

Posté le 28 février 2008
La Commission Européenne a lancé il y a quelques mois une consultation portant notamment sur la question des DRM (et sur le filtrage d'internet via des accords/loi type Olivennes !).

Les infos sont ici :
http://ec.europa.eu/avpolicy/other_actions/content_online/in(...)
http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=COM:20(...)

Il faut y répondre au plus tard le 29 février !!!

Il suffit de répondre en quelques lignes, en français, cela peut donc
être très vite fait.

Plus il y aura de réponse mieux ça sera.

Pour vous encourager je vous propose celle que j'ai formulé : pillez là à volonté !

François
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Gestion numérique des droits (DRM)


1) Estimez-vous qu'en encourageant l'adoption systèmes de DRM interopérables, on favorise le développement de services de contenus créatifs en ligne dans le marché intérieur ? Quels sont les principaux obstacles à des systèmes de DRM pleinement interopérables ? Quelles pratiques recommandez-vous en matière d’interopérabilité des DRM ?

Votre document mentionne beaucoup les DRM interopérables, mais à mon grand regret il ne les défini pas. Voici une définition liée au formats ouverts - obligatoires pour permettre l'interopérabilité - que je peux trouver en droit français :

Le Journal Officiel n° 143 du 22 juin 2004 publie la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique (référence NOR: ECOX0200175L). On y trouve, Titre Ier (De la liberté de communication en ligne), Chapitre Ier (La communication au public en ligne), Article 4 :
On entend par standard ouvert tout protocole de communication, d'interconnexion ou d'échange et tout format de données interopérable et dont les spécifications techniques sont publiques et sans restriction d'accès ni de mise en œuvre.

Parallèlement à cela, la raison d'être du DRM est de réaliser des restrictions d'accès et de mise en oeuvre, avec un principe technique de chiffrage cryptographique destiné à ce que l'information portée par le fichier ne soit pas accessible à tout le monde.

C'est pourquoi je qualifie l'expression de "DRM interopérable" d'oxymore. La réalité du DRM dit "interopérable" consiste en réalité à constituer un conglomérat d'entreprises qui se partageront le chiffrage, ce qui est contraire à l'interopérabilité, excluant de fait de nombreux acteurs des systèmes d'information, à commencer par les industries investissant dans les logiciels libres.

Le DRM dit "interopérable" est en revanche une brillante innovation si le but poursuivi est de renforcer la position oligopolistique d'un nombre très restreints d'acteurs dans le secteur des nouvelles technologies de l'information et de la communication, acteurs dont le but ouvertement poursuivi est vivre de rentes plutôt que de développer des services.

Soyons clair : il est impossible de réaliser des DRM interopérables efficaces, sauf à mentir aux consommateurs. C'est pourquoi je recommande de ne pas utiliser de système de DRM.

2) Estimez-vous que l’information des consommateurs sur les systèmes de DRM en ce qui concerne leur interopérabilité et leurs caractéristiques en matière de données personnelles devrait être améliorée ? À votre avis, quels seraient les moyens et les procédures les plus adaptés pour améliorer l'information des consommateurs en matière de systèmes de DRM ? Quelles pratiques recommandez-vous en ce qui concerne l’étiquetage des produits et des services numériques ?

En matière d'information et de protection des consommateurs, la réponse est simple : on ne peut pas faire pire.
* Des entreprises ont introduit les DRM à l'insu de leurs consommateurs.
* Grâce aux DRM, des entreprises ont récupéré des données personnelles l'insu de leurs consommateurs.
* Suite aux DRM, des entreprises ont suspendu le support de leur format (secret) à malgré leurs consommateurs.
* Pour garantir l'efficacité de leur DRM, des entreprises ont installé sur l'ordinateur de leurs consommateurs ce que tout le monde s'accorde à appeler des "virus dangereux" ou des "portes dérobées", de surcroît à leur insu.

Bien sûr, les entreprises en question on fait ça pour défendre la création de la culture, il serait ainsi malvenu de leur en vouloir.
Des références sur ces actes peuvent être trouvées ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Gestion_num%C3%A9rique_des_droi(...)

Y en a t'il d'autre ? Nous ne pouvons le savoir, puisque leur technologie est conservée dans le secret, c'est à dire la seule façon de fournir un soupçon d'efficacité à un DRM.

La meilleure façon d'informer les consommateurs en matière de DRM est bien sûr de leur déconseiller formellement de les utiliser et d'en devenir dépendant. Ceci pouvant bien sûr se traduire dans l'étiquetage.

3) Estimez-vous qu’en réduisant la complexité et en améliorant la lisibilité des accords de licence de l’utilisateur final (EULA, end-user licence agreement), on favorise le développement de services de contenus créatifs en ligne dans le marché intérieur ? Quelles pratiques recommandez-vous en matière d’accords de licence? Existe-t-il des points particuliers en matière d’accords de licence qui méritent d’être approfondis?

Les utilisateurs ont pris l'habitude de ne pas lire les CLUF, ceci résulte du fait qu'il leur a été présenté systématiquement des textes longs, particulièrement difficiles à lire, et souvent dans une langue étrangère. Il ne fait aucun doute que les synthétiser permettra de sortir de cette impasse.

En revanche, si le contrat de licence est clairement lisible et accessible, et ce AVANT l'achat, il faut s'attendre à ce qu'il soit refusé par le client, au titre des libertés qu'ils confisquent.

4) Considérez-vous que des mécanismes alternatifs de résolution des litiges, en ce qui concerne la mise en œuvre et la gestion des systèmes de DRM, renforceraient la confiance des utilisateurs dans les nouveaux produits et services ? Quelles pratiques recommandez-vous à cet égard ?

Ne pas mettre en oeuvre de DRM résout le problème des litiges qu'ils véhiculent. Par ailleurs, en utilisant des formats ouverts et interopérables, vous permettez au marché multimédia d'échapper à une juxtaposition de systèmes qui s'ignorent, et par là même ouvrir de nouveaux horizons et matière de créativité multimédia et de présentation du contenu.

5) Considérez-vous qu'il est nécessaire de garantir un accès non discriminatoire (par exemple en ce qui concerne les PME) aux solutions de DRM afin de maintenir et d’encourager la concurrence sur le marché de la diffusion de contenus numériques ?

Une réelle interopérabilité est sensée garantir d'elle même cet accès. Voir la définition d'un standard ouvert.


Offre licite et piratage


9) Comment une collaboration approfondie et efficace entre parties intéressées peut-elle améliorer le respect des droits d'auteur dans l'environnement en ligne ?

Actuellement les projets de loi sur la question sont à l'initiative des éditeurs de contenu, qui font un tapage médiatique énorme sur la disparition de leur métier de distributeur de biens physiques. Peut être qu'il sera intelligent d'y mêler un jour les artistes et les citoyens.

En france, la majorité des internautes sont favorable à une rémunération au forfait ; initiative soutenue par près de 14000 artistes de l'alliance public-artistes et préconisée par la récente commission Attali (décision 57). Cette initiative a été balayé d'un revers de la main par les législateurs lors de l'étude de la transposition de la directive EUCD. Malgré ça, de telle offres apparaissent, proposées par certains FAI, c'est bien la preuve qu'une réelle demande existe. Malheureusement, du fait qu'aucun effort n'a été fait en matière d'interopérabilité, c'est une offre qui sonne creux.

10) Estimez-vous que l'accord récemment signé en France est un exemple à suivre ?

Ce n'est pas un accord mais un diktat. Personne ne m'a demandé mon accord à ce sujet, et je n'ai pas par ailleurs eu l'impression d'être représenté dans ce panier de crabes.

Le plus décourageant avec cette mission, c'est que quand vous demandez leur avis à des incompétents, ils vous le donnent !!! (Et encore je reste poli.)

11) Estimez-vous que la mise en œuvre de mesures de filtrage serait un moyen efficace pour éviter les atteintes aux droits d'auteur en ligne ?

Non. L'utilisation de moyens techniques de filtrage ne sera qu'un pas de plus à la "courses aux armements" entre des éditeurs et des contrefacteurs.
Cette course aux armements n'empêchera pas les contrefacteurs de poursuivre leur activités, tout au plus devrons t-ils faire preuve d'un peu plus d'imagination.
I. Cette course aux armements aura un coût, qui sera en toute logique (et comme souvent) payée par le consommateur honnête.
II. Cette course aux armements - dont le DRM est emblématique - posera plus de problèmes à ceux qui sont démunis face à la technique - i.e. ceux qui n'ont aucune compétence à contrefaire - que à ceux auxquelles elle est destinée, qui généralement maîtrise ces techniques et se feront un véritable jeu à déjouer ces mesures.
III. Conséquence de cela, les gens qui ne sont pas encore découragé par le comportement des majors vont le devenir.
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> Lire le journal (9 commentaires, moyenne: 2,1).

Appel au boycott de la société Trend Micro par la FSF

Posté le 24 février 2008
La FSF soutien un appel au boycott de la société Trend Micro (qui édite l'"antivirus" PC-Cilin) réalisé sur le site de scriptumlibre.org.

Cette société a engagé des poursuites judiciaires sur la base d'une violation de brevet. Le brevet en question concerne le fait de scanner les fichiers qui circules sur un serveur pour y rechercher des virus, ce qui est reconnu comme franchement trivial par tout les acteurs concernés.

Comme tous les brevets logiciel, celui-ci est absurde, et il semble que la société Trend Micro est en train de montrer un sérieux cas d'école de ce qu'il ne faut pas tenter de faire vis à vis de la communauté du libre, même si l'enjeu est bien au delà.

Bruce Byfield, journaliste et spécialiste du logiciel libre, relate les faits ainsi :
"En lançant des poursuites judiciaires pour violation de brevet contre Barracuda Networks pour avoir distribué un logiciel antivirus nommé ClamAV, Trend Micro a créé un climat de relations publiques désastreux pour elle même, et potentiellement un désastre financier par la même occasion."

Les curieux et anglophone peuvent trouver plus d'infos ici :
http://www.scriptumlibre.org/
http://www.barracudanetworks.com/ns/news_and_events/news.php(...)

L'appel au boycott en question :
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Rejoignez-nous et la fondation ScriptumLibre.org dans le boycott des
produits et services vendus par Trend Micro.

L'éditeur de logiciels privateurs Trend Micro a engagé des poursuites
pour contrefaçon de brevets contre Barracuda Networks. Ils revendiquent
que Barracuda viole leurs brevets en distribuant le logiciel antivirus
libre ClamAV.

Nous devrions éviter d'utiliser des logiciels privateurs, mais les
firmes qui se servent de brevets logiciels dans un but d'agression sont
pire que tout.

Les procès de ce type constituent une menace pour l'ensemble du secteur
informatique et pour les programmeurs de logiciel libre en particulier.
Il n'y a rien à faire pour empêcher les parasites d'exploiter les
brevets et le système juridique pour en tirer profit, tant que nous ne
mettrons pas un terme à la brevetabilité des logiciels. Mais il existe
une possibilité immédiate de punir et dissuader les parasites comme
Trend Micro.

Que tous les clients potentiels de Trend Micro sachent qu'au travers
des affaires qu'il font avec eux, ils soutiennent cette attaque envers
tous les créateurs de logiciels, y compris l'intégralité de la
communauté des logiciels libres, et le meilleur le plus efficace qu'il
peuvent envoyer à Trend Micro est de boycotter publiquement l'ensemble
de leurs produits et services.
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> Lire le journal (19 commentaires, moyenne: 5,1).

Un passe navigo enfin anonyme !

Posté le 08 août 2007
C'est une bonne nouvelle pour les francilliens (i.e. parigots et assimilés) soucieux du respect de leur vie privée.

Le Pass Navigo[1] est une badge d'identification RFID qui permet de profiter des transports public d'ile de France sans ce préoccuper de ce vieux coupon en carton qui fini par s'user quand il est en vrac dans nos poches moites.

La RATP avait jugé bon, en cas de fraudes, de consigner tous les transports de ces usagers, ce qui lui a valu un joli palmarès aux Big Brothers Awards[2] :
* Nomination pour l'ensemble de son oeuvre en 2006
* Nomination dans la catégorie Entreprise en 2004
* Nomination dans la catégorie Technologie en 2002
* Vainqueur dans la catégorie Technologie en 2001

Dorénavant, d'après la CNIL, la RATP va mettre en oeuvre dès 2007 un badge anonyme nommé "navigo découverte", qui sera associé à un titre de transport classique contenant l'identité de l'usager.
Les données de validation inscrites sur la puce n’étant pas associées à un numéro d’abonné ou à un nom de client, elle ne seront conservées qu’à des fins purement statistiques.

Bien que la Commission regrette la mise en service tardive et payante de ce passe navigo « anonyme », elle ne peut que se réjouir de voir ses recommandations appliquées.

Affaire à suivre dès la rentrée, en espérant que ce format se généralise rapidement, et sans surcout pour l'usager.

[1] http://fr.wikipedia.org/wiki/Navigo
[2] http://bigbrotherawards.eu.org/
[3] http://www.cnil.fr/index.php?id=2243

> Lire le journal (44 commentaires, moyenne: 3,8).

La musique en ligne sucks more

Posté le 29 janvier 2007
Cher journal,

Voilà mon premier journal, j'espère que ça pourra m'aider à propos de ma grande interrogation à moi que j'ai, car il parait que les idées, plus on les répand, et plus elles vivent.

À vrai dire, ça fait longtemps que je me demande en fait quel est l'avenir de la distribution commerciale d'oeuvres [1] artistiques à l'heure de la société de l'information.
En effet, ça fait des mois, voire des années que je vois ou j'entends par ci et par là que le CD est mort et que l'avenir est à la distribution numérique d'oeuvres et tout ça. Je ne suis pas du tout d'accord avec cela. Personnellement, je suis un consommateur passionné qui achète régulièrement des CDs [2] tout simplement parce que j'aime le "packaging" associé, et que j'apprécie l'idée de contribuer à un marché associé à tel ou tel artiste que j'ai envie de soutenir/promouvoir par un acte de consommation responsable. En plus du fait de nourrir une petite collection personnelle, j'aime l'idée de pénétrer l'univers de l'artiste en effeuillant la jaquette de son album, ça doit être mon coté fétichiste ;-) .
Pour moi, un titre ou un album en ligne, vendu comme une poignée de sottises, est un produit dégradé qui est franchement tout sauf attirant ; et encore, je ne ferait même pas allusion aux DRM, qui pour moi sont défectueux a dessein. Je n'arrive même pas à comprendre comment des gens peuvent dépenser sciemment de l'argent, et ainsi financer/promouvoir un mode de distribution qui est largement pire que n'importe quel magasin "discount" de la vie réelle.
En ce qui concerne l'échange de fichiers, considéré plus ou moins illégal, je trouve que c'est un excellent moyen de faire du markéting. Certes, on peut faire les même remarques sur les caractère "brut" de la qualité des oeuvres disponibles, mais ça m'a permis de découvrir bon nombre d'artistes auxquels j'ai acheté des albums depuis. En ce sens, sans considérer la "licence globale" comme la solution à tous les problèmes, j'aime l'idée car avec ce système je n'ai pas l'impression de consommer des produits dégradés et de promouvoir leur développement. Simplement j'aurais le sentiment de contribuer à un juste retour des choses, tout en continuant à acheter des bons vieux CD joliment imprimés et avec une jolie jaquette, en espérant que les disquaires ne deviennent pas aussi rares que ce que les "spécialistes" le "prédisent".

Et vous qu'en pensez vous ?

[1] : je parle ici essentiellement de musique, mais le problème est transposable à d'autres domaines.
[2] : j'ai signé la pétition Boycothon de la ligue Odebi, mais il faut avouer que sur ce coup là, je me suis usé, puis dégonflé ; et vu que le débat législatif est au moins figé jusqu'à septembre, j'ai recommencé à acheter des CD non DRM-isés.

> Lire le journal (26 commentaires, moyenne: 2,5).