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Pour que vive Libération

Posté le 30 juin 2006
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Bonjour à tous. Je prends le risque d'écrire un journal public pour le bien d'un autre journal public, Libération, qui traverse une période difficile. Ceci est un appel à tous les citoyens, de tous bords politiques, pour soutenir Libération et tous les journaux en général, pour soutenir la liberté de et la vitalité la presse, symbole d'une démocratie vivante.


La petite histoire de Libération
Libération [1] est né en 1973 de l'initiative de Jean-Paul Sartre et de Serge July entre autres. Quotidien fait de bric et de broc, à la ligne politique bien à gauche, Libération a eu le mérite de susciter le débat sur certaines questions taboues ou méconnues, notamment l'IVG, le clonage thérapeutique, le combat des sans-papiers à l'époque des lois Debré, l'expulsion des enfants scolarisés et de leurs parents. Il a également soutenu le combat des féministes, l'association SOS-Racisme, en leur faisant bénéficier d'un traîtement de faveur malgré son indépendance.

En 1983, Libération cesse de paraître puis revient dans les kiosques avec l'aide d'actionnaires extérieurs au journal. Libération s'essaie à la télévision, à la radio, à un deuxième quotidien, avant d'y renoncer, rattrapé par la réalité financière. Les crises au sein de la rédaction se sont succédées : l'entrées de nouveaux actionnaires dans le capital, les premiers plans de restructuration et de licenciements, l'enlèvement de Florence Aubenas, les prises de positions de Serge July en faveur de la constitution européenne, les grèves. Pourtant, Libération survit et ressort renforcé des crises, renforcé par une identité que renient certains ultra, mais dans laquelle se reconnaissent des lecteurs de toutes tendances politiques.

La situation actuelle
Serge July, co-fondateur et président du journal, a su faire évoluer Libération à travers les époques, les modes et les crises, tout en étant le garant de son indépendance. Mais hier, July a démissionné à la demande de l'actionnaire de référence, Édouard de Rotschild. Les pertes de Libération au premier trimestre 2006 ont été presque cinq fois plus importantes que prévues, et le quotidien est menacé de faillite. Rotschild a conditionné une recapitalisation du journal à la démission de July et de Louis Dreyfus, directeur général, avec lesquels il était en désaccord sur la manière de faire évoluer Libération.

Dans sa lettre de démission [2], parue dans l'édition d'aujourd'hui, Serge July rappelle que Libération a été le premier quotidien français à paraître en intégralité sur Internet, que Libération reste le deuxième site d'information le plus visité du Web francophone avec 200 000 visites quotidiennes. Mais malgré son million de lecteurs, Libération dépend à 90% des ventes de l'édition papier, qui stagnent à 140 000 exemplaires. Certains problèmes de Libération sont communs à l'ensemble de la presse et des médias, qui doivent faire face à la transformation des habitudes de leurs lecteurs et auditeurs. Internet leur est à la fois bénéficiaire et préjudiciable.

À titre personnel

Je me souviens de la première fois où j'ai acheté Libération, à 16 ans. C'était un 12 septembre 2001, le lendemain des attentats. Je passais alors devant le kiosque à journaux des Cordeliers, et je n'arrivais pas à réaliser ce qui s'était passé la veille. J'ai voulu acheter un journal pour essayer de comprendre, de percevoir la dimention de l'évènement : Libération s'imposait à mon regard parmi d'autres titres qui m'étaient alors inconnus. En cinq ans, j'ai appris à connaître Libé, sa maquette, ses journalistes, son style. C'est avec ce journal que j'ai appris à aimer la liberté de la presse, à apprécier le travail des journalistes qu'on accuse bien souvent de tous les maux, mais dont on ne saurais envier les conditions dans lesquelles certains exercent leurs métiers.

Depuis cinq ans maintenant, je me rends chaque matin au marchand de journaux pour acheter le Libé du jour, gentilment mis de côté. C'est devenu un rituel : la petite surprise du titre du jour, le regard qui se pose sur la dernière page à la recherche du portrait, le dessin de Willem, la chronique judiciaire du lundi, les critiques rocks du vendredi, les tribunes, etc. Je n'ai pas été toujours d'accord avec les prises de position du journal, je n'ai d'ailleurs pas renoncé à exercer mon sens critique, mais je me suis attaché à ce journal pour ses valeurs, dans lesquelles moi et bien d'autres personnes nous reconnaissons, malgré nos opinions politiques. C'est en lisant Libé que j'ai été tantôt dégoûté de la politique, tantôt passionné. Et il en va de la politique comme de bien d'autres sujets. Acheter Libé tous les jours me coûte presque 30¤/mois, une somme pas si négligeable dans un budget d'étudiant. Et pourtant, je ne renoncerais jamais à lire mon journal avec le café du matin ou dans les transports.

Les raisons de ce journal public

J'écris ce journal pour vous informer sur la situation d'un quotidien indépendant en danger. À l'inverse d'autres titres de la presse, Libération n'a pas de marchand de canons comme bailleur de fond. Ses actionnaires successifs n'ont jamais visé ni la rentabilité immédiate, ni l'autopromotion et l'autocensure. Jusqu'à aujourd'hui, July a imposé le respect de l'indépendance éditoriale aux actionnaires extérieurs qui venaient recapitaliser le quotidien mal en point. Certains l'accusent d'avoir trahi ses idéaux d'antan, d'autres (dont j'en suis) lui sont reconnaissant d'avoir ouvert le journal à toutes les sensibilités de gauche, du communisme à la social-démocratie, et même au-delà.

Libération ne disparaîtra pas, mais Libération a besoin de votre soutien. Soutien symbolique ou financier, l'un est aussi important que l'autre. Certains d'entre vous abhorrent ce « torchon pseudo-intellectuel de gauchiste », et je ne souhaite pas vous faire changer d'avis. Mais la diversité et la liberté de la presse dépend de la survie de titres indépendants et de tous bords. Si jamais le Figaro ou la Croix devaient disparaître, je les soutiendrais, non pour eux-mêmes, mais pour la pluralité, la différence.

Libération a été souvent cité dans des journaux sur LinuxFR. On peut en déduire qu'un certain nombre d'entre vous consultent son site Internet, d'autres peut être le lisent sur papier. Libération s'est régulièrement fait l'écho du logiciel libre et de l'informatique libre en général, grâce à ses journalistes engagés et passionnés : citons notamment Florent Latrive, auteur de l'essai « Du bon usage de la piraterie », ou Christophe Alix, qui ont souvent consacré leurs colonnes à GNU/Linux, Wikipédia, etc. Libre à vous d'apprécier.

C'est pour toutes les raisons précédemment citées, que je vous invite à apporter vos commentaires sur ce journal, son évolution, ce que vous en pensez. Une pétition de soutien est d'ailleurs disponible sur Internet [3].

Si l'on devait résumer Libération, ce serait une question : pourquoi pas ?

[1] Libération : http://www.liberation.fr/
[2] « Je m'adresse à vous pour la dernière fois » : http://www.liberation.fr/page.php?Article=394257
[3] Pétition de soutien : http://www.leslecteursdeliberation.com/

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Interview de Gaël Duval

Posté le 05 avril 2006
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Amis chauves et autres lecteurs de LinuxFR, je souhaite vous signaler une interview de Gaël Duval [1] que j'ai réalisé hier pour le site de Framasoft.

À ma décharge, il s'agit de ma première interview. J'ai préféré éviter les sempiternelles questions, et lui en poser d'autres du point de vue d'un membre de la communauté. Elle est perfectible (formulation des questions, oubli d'Ubuntu), et je vous encourage à la critiquer pour ne pas reproduire les mêmes erreurs :)

[1] http://www.framasoft.net/article4311.html

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Pétition pour l'abrogation de l'article 4 de la loi sur la colonisation française

Posté le 12 décembre 2005
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En automne, les pétitions telles les feuilles mortes se signent à la pelle... Après celle de l'EUCD sur le DAVDSI, je vous propose la pétition pour l'abrogation de l'article n°4 de la loi du 23 février 2005 [1].

Cette loi porte sur la colonisation française au sens large. L'article 4, issu d'un amendement de certains députés, a fait l'objet d'une polémique ces derniers mois. En voici la teneur :

Les programmes de recherche universitaire accordent à l'histoire de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, la place qu'elle mérite.
Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, et accordent à l'histoire et aux sacrifices des combattants de l'armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit.
La coopération permettant la mise en relation des sources orales et écrites disponibles en France et à l'étranger est encouragée.


Le premier et surtout le second alinéa ont été vivement critiqués par un certain nombre d'universitaires et de personnalités politiques, qui y voient généralement une tendance du législateur à vouloir se substituer aux historiens, et pour certains, une tentative de révisionnisme sur les conséquences de la colonisation.

Ce samedi 10 décembre, le président de la République a fait une déclaration solennelle [2] en réponse à la dite polémique :

C'est pourquoi, face aux débats suscités par l'article 4 de la loi du 23 février 2005, j'ai proposé au Président de l'Assemblée Nationale, Monsieur Jean-Louis DEBRE, qui l'a accepté, de constituer une mission pluraliste pour évaluer l'action du Parlement dans les domaines de la mémoire et de l'histoire.


Plusieurs personnalités de gauche ont quant à elles crée une pétition [3] pour l'abrogation de l'article en question. Les principaux partis de gauche sont ainsi représentés : Parti radical de gauche (PRG), Parti Socialiste (PS), les Verts, le Parti communiste français (PCF), et la Ligue communiste révolutionnaire (LCR).

Je vous propose donc de signer cette pétition. Je considère en effet que le législateur ne doit pas interférer avec le travail des historiens. Il n'appartient qu'à eux seuls de faire la lumière sur les évènements passés en considérant objectivement les éléments à leurs dispositions, indépendamment de toute idéologie politique ou de tout sentiment personnel.

Il ne s'agit pas de polémiquer sur la colonisation, mais simplement de réclamer une stricte séparation des rôles et des compétences de chacun.

[1] : http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnDocument?base=LEGI&am(...)
[2] : http://www.elysee.fr/elysee/francais/interventions/discours_(...)
[3] : http://www.abrogation.net/

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[SPAM postal] Démarchage pour la reprise d'un nom de domaine

Posté le 02 septembre 2005
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Bonjour à tous,

en relevant ma boite aux lettres postale ce matin, j'ai été surpris par un courrier dont l'enveloppe était estampillée Registration services incorporated et dont le cachet imprimé était le suivant :
ISAL
U.S. POSTAGE
PAID

Jamaica, NY
Permit No. 09035


Surpris, j'ouvre immédiatement l'enveloppe et j'y trouve une lettre ressemblant sérieusement à une facture, entièrement en anglais, accompagnée d'une enveloppe de retour. Voici le contenu de la lettre en question :

Domain Registry of America
Domain Name Expiration Notice

As a courtesy to domain name holders, we are sending you this notification of the domain name registration that is due to expire in the next few months. When you switch today to the Domain Registry of America, you can take advantage of our best savings. Your registration for: blogeek.org will expire on January 21, 2006. Act today !

Domain name: blogeek.org
Reply Requested By: September 30, 2005

You must renew your domain name to retain exclusive rights to it on the Web, and now is the time to transfer and renew your name from your current Registrar to the Domain Registry of America. Failure to renew your domain name by the expiration date may result in a loss of your online identity makink it difficult for your customers and friends to locate you on the Web.

Privatization of Domain Registrations and Renewals now allows the customer the choise of Registrars when initially registering and also when renewing a domain name. Domain name holders are not obligated to renew their domain name with their current Registrar or with the Domain Registry of America. Review our prices and decide for yourself. You are under no obligation to pay the amounts stated below, unless you accept this offer. This notice is not a bill, it is rather an easy means of payment should you decide to switch your domain name registration to the Domain Registry of America.


Suit un tableau des tarifs pour le renouvellement du nom de domaine sur différentes périodes, les autres domaines disponibles, et enfin un coupon de paiement à renseigner et à détacher.

J'ai cru sur le moment qu'il s'agissait du repreneur de Gandi, mais il n'est nulle part fait mention de Gandi. D'autre part, Gandi ne m'a envoyé aucun courriel alors que c'est leur unique mode de correspondance. Bref, ils ont dû pomper les renseignements personnels inscrits dans les détails du domaine et faire un mailing massif.

Déjà que les publicités et les propositions d'abonnements polluaient suffisamment ma boite aux lettres, si maintenant Internet s'y met...

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Créer un webzine informatique communautaire et francophone ?

Posté le 08 août 2005
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Bonsoir à tous :)

Comme certains d'entre vous, j'aime bien lire Ars Technica (http://arstechnica.com(...) ) pour la qualité de ses articles, et Slashdot (http://slashdot.org(...) ) pour sa réactivité, son aspect communautaire et l'humour Geek. Malheureusement, ces deux webzines sont uniquement anglophone, et donc peut-être inaccessible à ceux qui ne maîtrisent pas assez bien la langue de Shakespeare.

D'un autre côté, certains d'entre nous regrettent la qualité plutôt décevante des articles de PCInpact (http://www.pcinpact.com(...) ) et de Clubic (http://www.clubic.com(...) ). Les journaux de LinuxFR sont sympas mais ils ne peuvent être rédigés que par une seule personne à la fois. Résultat : des journaux souvent assez courts, qui mériteraient peut être d'être complétés ou travaillés, sur le fond comme sur la forme, et qui sont parfois même des doublons.

Or la communauté informatique francophone ne manque sûrement pas de talents : nous avons tous des sujets de prédilection et des compétences (littéraires, informatiques, scientifiques, sociologiques, etc.). Pourquoi ne pas les mettre à contribution pour produire des contenus de qualités sur une aussi vaste thématique, en invitant tous ceux qui le souhaitent à apporter un nouvel éclairage ?

Aussi je profite de cette tribune pour vous faire part de mon idée : je pense que ce serait intéressant de créer un webzine :

- sur l'informatique au sens large ;
- qualitatif plutôt que quantitatif, avec des articles de fouillés, bien rédigés, avec l'idée de privilégier la qualité sur le scoop ;
- communautaire, c'est à dire par la communauté des lecteurs pour la communauté (co-rédaction, etc.) ;
- francophone.

J'insiste sur le fait que ce webzine serait différent de LinuxFR : les sujets abordés ne se limiteraient pas aux logiciels libres, la co-rédaction serait fortement encouragée, les processus de "validation" seraient transparents, et n'importe quel visiteur pourrait s'inscrire et commencer à rédiger. J'insiste enfin sur la qualité des contenus : j'érige Ars Technica en référence, surtout si, à mon humble avis, on le compare à Clubic et PCInpact.

Dernier point : si jamais cette idée venait grâce à nous tous à se concrétiser, j'aspire à ce que ce webzine soit "proposé" par une association, sur le modèle de LinuxFR, sans penser à faire des bénéfices ou à accepter des piges.

Qu'en pensez-vous ? :)

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Traduction française de "Comment blogger en toute sécurité" de l'EFF

Posté le 07 août 2005
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Il faut croire que la saison se prête aux traductions :) Voici donc une modeste traduction d'un guide édité par l'Electronic Frontier Foundation, "Comment blogger en toute sécurité (à propos de votre travail ou d'autre chose)" (titre original : How to Blog Safely (About Work or Anything Else).

Contenu du guide

Ce guide vise à informer les bloggeurs existants ou en devenir, des méthodes existantes pour préserver sa vie privée et éviter des conflits avec le monde professionnel et la loi en bloggant. Ainsi sont prodigués dans un premier temps des conseils de bonnes pratiques pour avoir son propre blog tout en s'efforçant de rester anonyme (informations personnelles, service anonymes de blogs, réseau Tor, etc.).

Dans un deuxième temps, l'EFF aborde les questions relatives aux contenus des blogs et des conflits d'intérêt potentiels avec le monde professionnel. Bien que la plupart des informations légales indiquées concernent les États-Unis, il est probable que certaines sont également applicables dans d'autres pays.

Présentation de l'Electronic Frontier Foundation

Pour rappel, l'Electronic Frontier Foundation est une organisation à but non-lucratif qui oeuvre pour le respect de la vie privée, et la défense des libertés individuelles en rapport avec les nouvelles technologies. Elle développe actuellement un réseau baptisé Tor, qui vise à rendre anonyme l'accès aux informations en transit sur Internet (par le truchement de serveurs relais).

À propos de la traduction

Bien que la traduction ait été autorisée par l'EFF, cette dernière ne m'a pas indiqué de mention légale précise (j'en ai fait la demande aujourd'hui) : le régime le plus strict des droits d'auteur s'applique donc à cette traduction (style Tous droits réservés).

Enfin, je vous remercie de bien vouloir me signaler les erreurs via le système de commentaires de mon blog, et non sur ce journal :)

- Comment blogger en toute sécurité (à propos de votre travail ou d'autre chose) : http://blogeek.org/blog/2005/08/07/7-comment-blogger-en-toute-secur(...)

- How to Blog Safely (About Work or Anything Else) : http://www.eff.org/Privacy/Anonymity/blog-anonymously.php(...)

- Site de l'EFF : http://www.eff.org/(...)

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Lecteurs MP3 : test du Samsung YP-F1Z

Posté le 27 juillet 2005
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Trouver un lecteur MP3 sachant lire les fichiers Ogg Vorbis, y compris encodés avec un bitrate variable, et étant reconnu comme périphérique de stockage USB par les systèmes libres relève du parcours du combattant ;)

Mes exigences

Voici deux mois, j'étais parti en quête du saint Graal avec donc, les exigences suivantes :


  • taille réduite : il doit pouvoir être tenu en main et rentrer dans une poche de jean, ou la poche intérieure d'un jean ;

  • lecture des fichiers encodés en MP3, WMA et Ogg Vorbis, y compris en bitrate variable ;

  • doit être reconnu comme périphérique de stockage externe par un maximum de systèmes d'exploitation (style clé USB) ;

  • capacité de stockage supérieure à 512 Mo ;

  • prix inférieur à 150 euros.



Les recherches sur les moteurs de comparaison de prix n'ayant pas été concluants, j'ai directement visité les sites des différents constructeurs. Possédant un téléphone portable Samsung dont je suis satisfait, j'ai décidé de consulter leur catalogue et j'ai trouvé deux lecteurs MP3 répondant à l'ensemble des critères : le YP-F1X (512 Mo) et le YP-F1Z (1 Go). Le dernier étant vendu sur Pixmania à 159 euros, c'est celui-ci que j'ai acheté.

La technique

Outre le fait qu'il possède les caractéristiques exigées, ses fonctionnalités sont assez nombreuses. Parmi celles-ci, on peut citer le tuner FM (de bonne qualité, je continue d'écouter la radio dans le métro A de Lyon) et les différents modes de l'equalizer (la différence se fait bien entendre avec des écouteurs de bonne qualité).

Sur le plan technique, ce lecteur possède un firmware qu'il est possible de mettre à jour. La batterie lithium-polymère, dont l'autonomie annoncée est de 10 heures, tient ses promesses de durée à un volume d'écoute normal (20). Le firmware permet de naviguer dans l'arborescence des fichiers assez rapidement, mais ne gère pas les sous-dossiers. Il permet également de créer des listes de lectures, bien qu'il ne supporte pas les fichiers m3u et pls. Les modes de lecture standards (normal, shuffle et repeat) sont disponibles. Cet appareil étant vendu tel quel dans plusieurs pays, le tuner radio gère différentes bandes de fréquences pour la FM : le réglage France la limite à 87-108 Mhz, mais j'ai pu écouter avec succès les communications radios des aéroports (Roger). Il est possible de paramétrer la sensibilité du tuner en recherches automatiques et manuelles.

En pratique

Sur le plan pratique, ces lecteurs sont de taille assez réduite puisqu'ils tiennent dans le creux d'une main refermée. Un clip métallique est intégré au chassis de l'appareil, tandis que les boutons ne sont pas trop proéminents, histoire de ne pas être activés par erreurs. Le bouton principal est une molette bidirectionnelle située sur le côté droit de l'appareil, qu'il est possible d'enfoncer pour s'en servir comme d'un troisième bouton. L'affichage de 3 lignes blanches sur fond noir est suffisamment visible avec un contraste normal dans un lieu éclairé, y compris en extérieur. Au bout d'une durée paramétrable, l'écran s'éteint et un économiseur d'écran indiquant la date et l'heure (au format anglo-saxon) apparait toutes les 15 secondes. Un simple appui sur n'importe quel bouton réactive l'écran dans son état antérieur.

La recharge s'effectue à l'aide d'un câble USB de 1 mètre équipé d'une prise de la taille d'une prise jack standard, cable qui convoit à la fois les données et l'électricité. En cas de déchargement complet, la batterie est chargée à 90% en l'espace d'une 1h10, et en totalité en 2h. Selon que vous utilisiez un port USB 1 ou USB 2, le transfert d'1 Go de fichiers vous prendra entre 10 et 20 minutes (dans le cas de petits fichiers). Le chargement de l'image ISO du premier CD de Debian Sarge aura duré en tout et pour tout 6 minutes 30. Comme sous Windows, le lecteur MP3 est reconnu comme clé USB dès son branchement sur port USB sous GNU/Linux. GNOME le reconnaît également comme telle et crée un raccourcis sur le bureau et dans le menu Raccourcis, ce qui simplifie la vie.

Bilan

Le bilan de deux mois d'utilisation du YP-F1Z est très positif, car il tient ses promesses, tant au niveau technique que pratique. Les aspects gadgets, tels que le dictaphone ou les coques interchangeables (trois sont livrées avec l'appareil), raviront les plus geek d'entre nous. Bien entendu, on peut toujours lui trouver quelques défauts : la difficulté de changer les coques et le délai de démarrage (10 secondes environ) sont ceux que j'ai remarqué.

Le rapport qualité/prix est donc à mon avis excellent, et je vous le conseille fortement si vous cherchez un lecteur MP3 universel, doté d'une bonne capacité et assez discret (et joli qui plus est).

Liens

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Des wikis pour les étudiants

Posté le 08 juillet 2005
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Depuis quelques jours, le bureau virtuel de Lyon 2 intègre un module wiki :) Les wikis peuvent être personnels ou commun à un groupes d'utilisateurs. La syntaxe est en HTML pur (apparemment toutes les balises sauf quelques unes genre frame, iframe, script et quelques meta), et les pages sont sauvegardées sous forme de pages HTML. On peut ainsi les manipuler grâce au module de gestion des fichiers, ou encore les écrire depuis son ordinateur et les envoyer par ce même module. Voici une capture d'écran en mode édition : http://blogeek.org/Image:Capture-wiki-edition-webetu-lyon2.png(...)

Évidemment, on est loin d'un Mediawiki et autres usines à gaz : Les outils sont simplissimes (Page d'accueil, Sélectionner une page, Éditer, Détruire, Aide). Deux petits bémols : l'absence de syntaxe wiki, ce qui aurait été beaucoup plus accessible que le HTML, et l'absence de système de gestion des différentes éditions (on ne peut actuellement pas voir qui a modifié quoi par exemple).

Le bureau virtuel est un groupware auquel est inscrit tout étudiant et professeur de l'université. Il intègre déjà une floppée de modules (Courriels, Agenda - avec fonctions d'import/export, Gestionnaire de documents, Carnet d'adresses, Liste de tâches, Annuaires, Forums, Chat, Bloc-notes, Favoris, etc.) et est officiellement intégré aux parcours d'étude. La formation TICE (ou NTIC) comprend une formation au bureau virtuel, la communication est essentiellement basée sur les courriels, y compris entre profs (qui y déposent des documents) et étudiants, le travail de groupe sur le BV est fortement encouragé, etc.

Je trouve l'initiative vraiment remarquable, compte tenu de l'efficacité du système Wiki pour diverses tâches. Le Sentier, département informatique de l'université, fait vraiment un travail remarquable pour développer et généraliser l'usage de l'informatique en général à l'université. Par exemple, les salles de travail en langues vivantes ne peuvent être réservées que par Internet, les sites des facs recèlent tous les documents de cours ou presque, etc. Depuis cette année, une carte à puce (CUMUL) fait déjà office de carte d'étudiant, de pass d'accès aux salles de cours et aux salles informatiques, et de porte-monnaie électronique. Qui sait les surprises que nous réserve l'année prochaine ;)

Au-delà du Sentier, l'ambiance de travail est vraiment agréable à Lyon 2, et tout est fait ou presque pour nous faciliter la vie. Alors je profite de ce petit journal pour les en remercier, au cas où l'un d'entre eux me lirait :)

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Idée pour soutenir les logiciels libres

Posté le 05 juillet 2005
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Il existe plusieurs méthodes pour les projets pour se faire connaître : soit communiquer par sites interposés (forums, logithèques), soit réaliser une campagne de publicité payante pour les mieux soutenus.

J'ai eu l'idée de créer une régie de "publicité" qui permetterait aux projets de publier des annonces, de solliciter des développeurs et de faire connaître leur logiciel, et cela gracieusement. Ces "publicités" (je n'ai pas encore trouvé d'autre terme plus approprié) seraient affichées sur des sites partenaires qui soutiennent le principe, mais qui ne seraient bien sûr pas rétribués.

Sur le plan technique, les développeurs d'un projet pourraient s'inscrire à la "régie" et y indiqueraient quelques renseignements sur les fonctionnalités du logiciel, le langage de programmation, le public visé, etc., ceci pour cibler les sites où s'afficheraient leurs publicités (pas d'analyse dynamique). Ces "publicités" seraient au format Google Adsense : deux publicités par boîte (taille bannière), avec pour chacune le titre du logiciel et une annonce succinte. Leurs modalités d'affichage seraient paramétrables par les sites partenaires (personnalisation des couleurs, choix des formats, méthodes d'appel, etc.). Quand aux publicités affichées, elles le seraient en fonction des caractéristiques des logiciels et des sites.

Bien entendu, cette régie serait limitée aux projets libres réalisés par des bénévoles, les entreprises pouvant très bien passer par les réseaux commerciaux traditionnels.

Pour illustrer cette idée, prenons l'exemple d'un groupe qui développe un logiciel en Perl pour analyser des logs systèmes. Il s'inscrit à la régie, donne des renseignements basiques (nom et courriel du développeur principal, site du projet, etc.), décrit son logiciel et définit deux ou trois publicités textes.

Selon les caractéristiques du projet, ses publicités ne seront affichées que sur certains sites, de manière aléatoire avec d'autres pubs de projets partageant certaines des caractéristiques.

Qu'en pensez-vous ? J'ai hâte d'entendre vos critiques, histoire de voir si mon idée est s/réaliste/utile ou pas. Je dispose d'un serveur qui ne me sert à rien, et je connais déjà le logiciel pour gérer cette régie (phpAdsNew, excellent et rapide).

A bon entendeur... :)

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Le voisin descend du singe

Posté le 01 juin 2005
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Une fois n'est pas coutume, entre les journaux sur le TCE et ceux sur les logiciels libres, un petit journal privé pour vous signaler un excellent article humoristique :)

Publié sur Libération, Si mon voisin était un singe décrit le comportement de nos chers voisins selon ceux des principaux singes : pas sérieux du tout (ou presque), mais délicieux à lire.

Nos voisins sont-ils plutôt du type petit couple gibbon ? Sont-ils sur le mode (rare) des bonobos, avec pour seule devise «mon cul pour une banane» ? Ou chimpanzés, bandes rivales s'affrontant volontiers ? Quelques pistes pour un apéro naturaliste.


http://www.liberation.fr/page.php?Article=300257(...)

> Lire le journal (7 commentaires, moyenne: 4,9).

Vos conseils pour une recherche de stage (administration systèmes/réseaux)

Posté le 04 janvier 2005
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Chers lecteurs,

je me permet d'écrire ce journal, non pour rechercher un stage, mais pour avoir vos conseils et vos avis sur la manière de s'y prendre. Je sais qu'un autre lecteur à déjà publié deux journaux sur le sujet, mais mon cas est un peu atypique (ce qui complique singulièrement les choses).

Je vais bientôt interrompre mes études à la fac de sciences du langage de Lyon 2 pour me réorienter dans une voie tout à fait différente, à savoir un BTS informatique de gestion option administrateur de réseaux locaux d'entreprise (ouf). Comme je suis titulaire d'un bac littéraire (avec mention, mais ça ne me sert à rien), je vais devoir me mettre à niveau question mathématiques, en faisant le programme du bac STT jusqu'en septembre.

Heureusement pour mon dossier d'admission en BTS, j'ai quelques connaissances en informatique : je sais choisir le matos, monter une bécane, installer un système d'exploitation (Windows toutes versions, GNU/Linux - Mandrake, Debian et ses petites soeurs), configurer grosso modo les machines pour en faire des passerelles/serveurs/clients, aider, conseiller et dépanner l'utilisateur si besoin est. Pour l'anecdote, je m'occupe du réseau domestique (un PC serveur/passerelle et deux clients, dont un mobile, tous sous GNU/Linux).

Je vais bien entendu prendre contact avec les différents établissements qui proposent cette formation, notamment avec des professeurs d'informatique. Toutefois j'aimerais prouver à l'ensemble de l'équipe pédagogique que, ce que je n'ai pas en diplômes ou en connaissances mathématiques est compensé par mes connaissances/expériences informatiques.

C'est pourquoi je souhaiterais effectuer un stage pour valider mes connaissances informatiques, montrer que j'ai pu rendre service à une entreprise. Sachant que les dates maximales de dépôt des dossiers d'inscriptions se situent en avril, je devrais effectuer ce stage, non conventionné par ma faculté, avant ou pendant cette date butoir.

Vu mon manque de qualifications, j'ai pensé à dénicher un stage d'assistant administrateur réseau, de préférence dans un environnement de logiciels libres. J'ai déjà commencé à faire une liste des entreprises lyonnaises spécialisées dans l'administration réseau et l'infogérance, préparer le Salon de l'Étudiant de la semaine prochaine, je vais également me rendre à l'ONISEP et l'ANPE pour avoir des conseils et peut être des offres de stage, déposer mon CV sur Lolix, etc.

Qu'en pensez-vous chers lecteurs ? Ma démarche est-elle bonne ? La qualification du stage souhaitée est-elle pertinente ? Vaut-il le coup d'envoyer des CV + lettres de motiv aux entreprises de ma liste ? Machin va t-il reconquérir le coeur de Bidule ?

Merci beaucoup, et bonne année tant qu'à faire ;)

> Lire le journal (20 commentaires, moyenne: 1,6).

Ubuntu : avis enthousiaste d'un débutant

Posté le 25 octobre 2004
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Cher journal (pour faire original),

je suis un linuxien débutant, mais qui a déjà passé le cap d'une utilisation quotidienne. Je ne considère plus Windows comme l'OS de référence, mais comme un parmi d'autres bien meilleurs. Pourtant, mes débuts avec GNU/Linux ont été chaotiques. Ma première expérience fut la Red Hat 6.0 livrée avec un magazine : à vrai dire, je n'y ai pas compris grand chose, mais maîtrisant l'art du formattage windozien semestriel, je l'ai vite effacée.

Puis vînt la 9.0 de Mandrakelinux, "dolphin" je crois. J'étais abasourdi par l'installeur graphique, simple d'utilisation, même lorsque les notions de système de fichiers, paquetages et root sont inconnues au bataillon. J'ai alors entamé une longue transition vers GNU/Linux, en me satisfaisant d'elle et en la quittant à la moindre déconvenue. Depuis, j'ai monté mon serveur domestique qui tourne avec Mandrakelinux 10.0, et qui fonctionne très bien.

La prochaine étape devait être naturellement le portable à partir duquel j'écris ce journal. Pensant que Mandrake saurait reconnaître et configurer tous le matériel comme il faut, j'ai été déçu. Oui, Mandrake est une distribution facile à installer, à utiliser et à maintenir, mais ce revers m'a énormément contrarié. La 10.1 n'y a rien changé, les drivers pour la carte Wi-Fi avait six mois d'âge ou presque, aucun moyen de me connecter, bref la prise de tête.

Alors quelle ne fut pas ma surprise lorsqu'à l'installation d'Ubuntu 4.10, cette fameuse carte réseau fut automatiquement détectée, configurée, ne laissant aux soins de l'utilisateur que la configuration réseau proprement dite et un prompt pour la clé WEP. Le panard en somme.

Depuis je suis accro à Ubuntu : j'aime Gnome et je n'aime pas KDE (les goûts et les couleurs...), les thèmes sont sympas, la plupart des outils nécessaires à un étudiant, à savoir une suite bureautique et un tas de jeu pour faire passer le temps en amphis, sont livrés clés en main... Et que dire de Firefox comme navigateur et de Thunderbird en MUA, ce qui me permet de partager les courriels entre Windows et Linux grâce à un excellent tutoriel, et de travailler dans un environnement sûr, performant et complet.

Bien sûr tout n'est pas rose. Pour moi qui suit habitué à Mandrake, il me manque les outils maison tels que le Centre de contrôle qui regroupe une multitude d'outils systèmes, comme un gestionnaire graphique de partitions et des configurations réseaux, mais l'essentiel y est. J'installe et ça marche. Je ne demandais rien à plus Ubuntu d'être simple, intuitive, et puissante, et j'en suis très satisfait.

D'après mon expérience d'utilisateur débutant-averti, ces deux distributions s'adressent à deux publics différents, mais pas tant que cela. La faiblesse des outils graphiques Gnome sur lesquels repose Ubuntu nécessitent souvent d'en découdre avec le terminal lorsque certains réglages précis sont nécessaires, à l'inverse des outils Mandrake puissants qui évitent la plupart du temps ce passage à la console. En revanche, la robustesse éprouvée et le dynamisme de la distribution Debian, sur laquelle repose Ubuntu, permettent de livrer rapidement les dernières versions des logiciels sans devoir attendre une prochaine fournée à l'issue de laquelle ils seront déjà obsolète.

Ainsi, Ubuntu et Mandrakemove se valent lorsqu'il s'agit de faire une démonstration technologique de GNU/Linux "grand public", mais l'avantage va à Mandrakelinux dans une première expérience du système libre sur disque dur. Une fois une certaine expérience acquise, j'entends par exemple savoir réagir de manière pondérée et logique face à un événement imprévu, Ubuntu s'avère être, de mon point de vue débutant, un très bon choix pour continuer avec le pingouin.

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Documentaire sur les brevets logiciels à la TV

Posté le 25 septembre 2004
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Cher journal,

je voudrais t'informer qu'un documentaire intitulé Guerre d'influence : intelligence superficielle et traitant de la question des brevets logiciels sera diffusé sur France 2 le vendredi 1er octobre à 23h50.

Construit sur le modèle d'un "thriller économique", dixit le TéléCinéObs, ce documentaire montrera l'intense démarchage des lobbys industriels auprès de la Commission et du Parlement européen :

Par exemple, [les directives] qui permettent aux laboratoires privés et aux firmes de biotechnologie de faire breveter leurs découvertes. [...] En réalité, [...] les nouvelles technologies du vivant et du "virtuel" se trouvent d'ores et déjà menées par une seule logique : celle de l'argent. Dans cette guerre d'influence, [...] c'est le cynisme le plus froid qui prévaut. L'exemple illustré par le film concerne la progressive marchandisation de l'intelligence qui oppose les firmes informatiques aux défendeurs du logiciel libre


Un excellent article de Jean-Claude Guillebaud, dans le TéléCinéObs du samedi 25/09 au vendredi 01/10.

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Licences GNU : le paradigme de la tour de Babel

Posté le 04 septembre 2004
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Cela fait déjà quelques années que je m'intéresse au logiciel libre, et quelques mois que j'utilise GNU/Linux. Aussi ai-je eu le temps de me documenter, en lisant quelques célèbres articles, guides et foires aux questions sur la philosophie de ce modèle de développement.

Ce qui m'a le plus surpris, c'est que les licences GNU, qu'elles soient GPL, LGPL, FDL, etc. n'aient aucune valeur dans leurs versions traduites. Ex-windozien moyen, j'avais l'habitude de lire le fameux Contrat de Licence d'Utilisateur Final (CLUF) de Microsoft, afin de m'informer des droits théoriques et formels sur les logiciels. Aujourd'hui, lorsque j'installe un logiciel libre sous licence GNU et que je veux comprendre quelles sont les conditions de son utilisation, je ne peux me référer qu'à la licence anglophone !

Bien que je sois bilingue, cette situation me dérange a plus d'un titre : en premier lieu, les logiciels libres sous licence GNU ne sont pas employés que dans les pays anglo-saxons, et tous les utilisateurs potentiels peuvent ne pas maîtriser la langue anglaise.

En second lieu, comment puis-je me fier à un texte rédigé dans une langue qui n'est pas officielle dans mon pays ? Il est possible de s'informer en lisant la traduction francophone, mais celle-ci n'ayant aucune valeur, je ne serais pas plus avancé.

Le troisième point, celui qui me dérange le plus, est que rien ne garantit que les licences GNU soient en conformité avec la législation de mon pays, et dont prouve leur validité. Il faudrait, dans l'état actuel des choses, qu'un juge la définisse comme valable au regard de la loi. Or comment peut-il juger la validité de ces licences si la seul référence qui fait foi n'est pas dans la langue officielle de sa juridiction ?

Je pense que le principe des logiciels et de la documentation libre repose sur la confiance, et que cette confiance est essentielle : lorsqu'un développeur ajoute du code à une application sous licence GNU, d'autres développeurs vont devoir vérifier ce code et l'éprouver. C'est ainsi au regard d'un nombre substantiel voire majoritaire de jugements positif que l'ajout gagne en légitimité.

Autant je me réjouis que la FSF France va prochainement publier une traduction officielle de la licence GNU GPL (http://fsffrance.org/gpl/gpl.fr.html(...) ), autant je déplore qu'il aura fallu autant de temps pour qu'une telle idée aboutisse voire se concrétise.

En attendant, j'utilise des logiciels sous licence sans que rien ne puisse me prouver que j'ai compris les droits qui étaient les miens. Je contribue à Wikipédia en ayant l'idée d'avoir compris la licence GNU FDL, mais jamais en connaissance de cause.

Aussi je m'interroge sur les griefs qui ont pu justifier l'absence d'une traduction officielle malgré les nombreux projets en ce sens : est-ce un manque de confiance des instances de la FSF ? A l'heure où GNU/Linux, quelque part le symbole du logiciel libre, semble séduire un public de plus en plus large, je pense et j'espère de tout coeur que ces défauts seront rapidement corrigés, et que la couverture juridique de tels logiciels puisse s'étoffer.

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