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: S²LOW homologué par la Direction générale des collectivités locales

Posté par Pierre Jarillon (page perso, ). Modéré le 13 décembre 2006.
ADULLACT (Association des Développeurs et des Utilisateurs de Logiciels Libres pour les Administrations et les Collectivités Territoriales) vient de franchir un nouveau cap, son logiciel S²LOW vient d'être homologué par la direction générale des collectivités locales (DGCL).

De quoi s'agit-il ?

Lorsqu'une collectivité territoriale doit transmettre des actes à la préfecture pour en faire valider la légalité, il faut sécuriser les protocoles de façon à assurer l'authentification des intervenants et la sécurité des échanges. Ce protocole préconisé par le ministère de l'intérieur se nomme ACTES.
Un autre protocole, nommé HELIOS, sera bientôt utilisé par le ministère des finances. D'autres protocoles adaptés aux métiers (Etat-Civil, Urbanisme, etc.) sont en cours d'élaboration.

S²LOW (Service Sécurisé Libre inter-Opérable pour la Vérification et la Validation) est un tiers de télétransmission multiprotocoles. Associé au parapheur électronique, S²LOW est une pièce majeure de l'architecture que met en place Adullact pour permettre la dématérialisation des actes.

Ces logiciels sont fournis sous licence libre (CeCILL v.2) compatible GPL.

> Lire la dépêche (16 commentaires, moyenne: 2,8).  

Vous avez demandé le commentaire #784316.

l'open source dans les ministères...

Posté par PtitDan () le 13/12/2006 à 17:38. (lien). Évalué à 4.

Juste une petite rectification...
Le projet Hélios n'a rien à voir avec un protocol... C'est un projet qui regroupe de nombreuses choses mais pas de protocol, il s'agit de gérer la compta de toutes les collectivités territoriales (mairie, hopitaux, etc..)
C'est un projet de la DGCP, Direction générale de la comptabilité publique, et en ce qui concerne l'open source sur ce projet c'est un peu le néant absolue.. :-(
en gros l'archi du bouzin donne ça :
Entrée des flux d'entrées -> TradeExpress (progiciel propriétaire)
Partie Web -> des servlets avec du struts tournant sur du Iplanet
Partie Métier -> UDS/Forte (plus propriétaire tu meurs...)
BDD -> oracle
Versioning -> Clearcase de rational
traker -> Clearquest de rational
Postes de dev -> windows
IDE pour le java -> SunOne
outils de tests -> Rational Test
os de prod -> AIX
etc..

en gros rien d'open source.. :-)

le plus drôle dans l'histoire... c'est que FORTE/UDS n'est plus maintenu par SUN... et ils vont devoir se payer une migration vers J2EE alors que le déploiement n'est pas encore fini.

Néanmoins notre chère ministère des finances semblent vouloir mettre le paquet sur JBOSS... ce qu'il fait sur un autre projet Copernic.. un bouzin encore plus gros qu'Hélios mais cette fois ci pour les impots.

voilà
++

  • [^]Re: l'open source dans les ministères...

    Posté par netchaiev () le 13/12/2006 à 22:07. (lien). Évalué à 3.

    Bah !!! Mauvaise langue ...
    il y a xemelios, qui lui est opensource .
    http://www.colloc.minefi.gouv.fr/colo_struct_fina_loca/comp_(...)

    --
    http://www.paulla.asso.fr
    • [^]Re: l'open source dans les ministères...

      Posté par PtitDan () le 13/12/2006 à 22:29. (lien). Évalué à 3.

      ... si tu veux.. :-)

      enfin bon... il faut reconnaître une volonté du ministère de vraiment passer à de l'open source... nottament dans les serveurs d'applications

      le cas d'Hélios vient du fait que le projet a été initié avant 2000 et à l'époque il n'y avait pas de serveur d'appli J2EE qui pouvait tenir la comparaison avec UDS... pas de bol pour le ministère... SUN a acheté UDS... pour le tuer ensuite.. afin qu'il ne concurrence pas J2EE.. domage car il fut précurseur dans bien des domaines que l'on retrouve dans J2EE maintenant... d'ailleur les concepteurs d'UDS sont venu largement apporter leur pierre à J2EE.

      Pour ceux qui paie leur impots en ligne... il faut savoir que derrière se cache des JBOSS... :-)

      Et que le plus gros des projets Copernic (près de 1 milliard d'euros.. et oui ça fait des sous... Hélios ce n'est que 130 millions d'euros) qui est un ensemble d'application pour les impots tournera largement avec du JBOSS...

      Tout ça pour conclure... que oui le changement de mentalité est en marche... et qu'il y a pas mal d'espoir...

      Côté poste de dévellopement et bureautique, le soucis reste que les ministères ont pas mal de "personnels informaticiens" qui freine des pieds, des mains, de la tête, des coudes, des genoux... pour qu'on ne change pas leur habitude de travail ou qu'on les oblige à se remettre à niveau.

      donc patiente.. la révolution est en marche.

      • [+] [^]Re: l'open source dans les ministères...

        Posté par Stéphane KERAIN () le 14/12/2006 à 08:46. (lien). Évalué à -1.

        Ah ! Ces idiots de fonctionnaires !

        [^]Re: l'open source dans les ministères...

        Posté par Pierre Jarillon (page perso, ) le 14/12/2006 à 10:38. (lien). Évalué à 4.

        pas mal de "personnels informaticiens" qui freine des pieds, des mains, de la tête, des coudes, des genoux... pour qu'on ne change pas leur habitude de travail ou qu'on les oblige à se remettre à niveau.

        Il y a certainement plusieurs explications à cela.

        Dans les grandes entreprises comme dans l'administration, tout est dans l'art du paraître. Il y a un effet de cour (comme chez Louis XIV) autour du chef qui a fait des études financères, politiques ou en mécanique. Ce chef n'aura qu'une vision très restreinte de l'informatique. Il aura beaucoup de mal à s'entourer de personnes compétentes puisqu'il ne peut pas discerner la compétence véritable.

        Il y a des carriéristes, ceux qui ne veulent pas faire de vagues. Jamais le moindre petit risque, jamais d'innovation, ce n'est pas bon pour l'avancement.

        Il y a ceux qui ont été nommés à un poste vacant qui correspond à leur grade mais pas à leurs compétences. Ce n'est pas bien grave, car en dessous d'eux, il y a des gens compétents. Sauf que, au dessous, c'est pareil et personne n'ose le dire. Le plus grave, c'est que lorsque leur chef nouvellement nommé, arrive et leur demande un avis sur leur domaine supposé de compétences, ils en donnent un.

        Il y a ceux qui étaient compétents et qui sont montés en grade. Comme il faut près de 10 ans pour devenir un décideur, ils prennent leurs décisions à partir de l'état de la technique qu'ils connaissaient 10 ans plus tôt et engagent l'avenir pour les 5 à 10 ans qui suivent.

        Il y a les vieux, ceux qui ont cessé d'apprendre et commencé à mourir. Parfois ils n'ont que 30 ans. Ce sont de vrais boulets.

        Ces situations, je les ai vécues. Elles ne sont pas prêtes de changer dans l'état actuel des choses. Il faudrait modifier profondément la structure très hiérarchisée qui correspondait au besoin il y a 50 ans mais qui n'a plus sa raison d'être maintenant. Pour faire court, le travail en réseau permet de diviser par deux au moins la hauteur d'une hiérarchie. L'appréciation d'un employé ne devrait plus être exclusivement celle de son chef mais un cocktail de celle de des subordonnés, des personnes avec lequel il travaille et de son chef.

        On peut dire aussi que dans une entreprise ou administration, il y a ceux qui ne font rien, ceux qui travaillent et ceux qui essaient de les en empêcher. Ces derniers sont vraiment nuisibles.

        Pour terminer, je voudrais citer en exemple Jean-Marie Lapeyre qui avait introduit GNU/Linux au ministère des finances il y a 5 ou 6 ans. Il m'a confié avoir alors pris un gros risque mais il est maintenant l'un des principaux acteurs de la modernisation du ministère des finances. Il y a certainement beaucoup d'autres personnes comme lui dans l'administration, mais combien peuvent s'exprimer ?