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: Encourager la créativité

Posté par Jean-Christophe BECQUET (page perso, ). Modéré le 27 avril 2007.
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Quelle meilleure occasion que la Journée Mondiale de la Propriété Intellectuelle sur le thème Encourager la créativité pour parler de licences libres ?

En effet, contrairement à ce que voudraient faire croire certains de ses détracteurs, le logiciel libre respecte scrupuleusement la propriété Intellectuelle. Comme je le rappelle sur Apitux.org : un logiciel libre n'est pas un logiciel qui n'a pas de licence mais un logiciel dont la licence vous garantit certaines libertés. Les licences des logiciels libres servent à protéger ces libertés. Ces licences se fondent sur le droit d'auteur.

Le modèle du logiciel libre a inspiré d'autres licences comme les Créative Commons ou encore la licence Art Libre.

Une bonne occasion également pour reparler de l''économie du logiciel libre et pourquoi pas relire le rapport de Maurice LEVY et Jean-Pierre JOUYET sur l’économie de l’immatériel.

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La propriété intellectuelle : ses forces et ses limites

Posté par Bruno Ethvignot (page perso, ) le 27/04/2007 à 14:50. (lien). Évalué à 4.

N'oublions pas que les brevets logiciels sont une forme de la propriété intellectuelle.

La propriété intellectuelle est aussi l'épouvantail agité par Steve Balmer le président de Microsoft pour semer peur, incertitude et doute afin de dissuader les entreprises de migrer sous Linux et les logiciels libres. Microsoft est un exemple d'une entreprise qui a abusé et qui abuse encore de sa propriété intellectuelle pour écraser la concurrence et dominer le marché.

Dans son excellent livre « Un autre monde », Joseph E. Stiglitz écrit sur les forces et les limites de la propriété intellectuelle, le livre est disponible par exemple chez Eyrolle :
http://www.eyrolles.com/Accueil/Livre/9782213627489/livre-un(...)

Extrait du chapitre « Brevets : des profits et des hommes » que j'avais déjà donné dans un précédent commentaire :

Les droits de propriété intellectuelle donnent à ceux qui la possèdent le droit exclusif de l'utiliser. Ils créent un monopole. [...] Le pouvoir de monopole engendre des rentes de monopole - des surprofits -, et ce sont ces surprofits qui sont censés inciter à s'engager dans la recherche. Les inefficacités liées au pouvoir de monopole dans l'usage du savoir sont particulièrement graves, car le savoir est ce que les économistes appellent un « bien public » : potentiellement, tout le monde peut en bénéficier. Thomas jefferson, troisième président des Etats-Unis, l'a dit de façon bien plus poétique en assimilant le savoir à une bougie : quand elle en allume une autre, sa lumière ne diminue pas. L'efficacité économique exige le libre accès au savoir, les droits de propriétés intellectuelle sont conçus pour en restreindre l'usage. On espère que les inefficacités induites par le pouvoir de monopole seront compensées par une innovation plus forte, donc une croissance plus rapide. [...]

Le géant du logiciel américain Microsoft a usé du pouvoir de monopole que lui ont conféré ses droits de propriété intellectuelle pour abattre des innovateurs comme Netscape et RealNetwork. Certains sont assez courageux, ou téméraires, pour se dire que, s'ils ont la chance de trouver une innovation exceptionnelle, ils pourront défier Microsoft ; d'autres se satisfont de la perspective de se faire racheter ; mais beaucoup conscients du danger évident, sont dissuadés d'élaborer des nouveautés assez précieuses pour attirer l'attention de Microsoft. Même quand les tribunaux mettent le holà aux pratiques anticoncurrentielles , il est difficile de recréer un marché concurrentiel, en particulier quand il reste de puissants brevets. Dans ce genre de cas, la propriété intellectuelle aboutit à une situation perdant-perdant. L'économie perd à court terme, puisque les prix élevés du monopole réduisent le bien-être, et à long terme aussi, puisque l'innovation est également réduite. [...]

Plus généralement, puisque les brevets entravent la dissémination et l'utilisation des connaissances, ils ralentissent la « recherche de suivi », qui vise à innover à partir des travaux des autres. Puisque presque toutes les innovations s'appuient sur des innovations antérieures, c'est l'ensemble du progrès technique qui est alors ralenti.

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