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: Le RGI en danger ?

Posté par Pierre Jarillon (page perso, ). Modéré le 21 avril 2007.
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Alors que tous les regards sont tournés vers les élections, Microsoft serait en train de faire signer des accords avec le ministre des finances afin de torpiller le RGI. L'article du Monde Informatique confirme les rumeurs qui m'étaient parvenues par d'autres voies.

Il est difficile de savoir quelles sortes de pressions ont pu s'exercer sur le ministre qui a déjà été responsable du retard du RGI (Référentiel général d'interopérabilité). Il semble que la nouvelle du 26 janvier sur Linuxfr ait grandement aidé à ce déblocage.

Faire signer un ministre juste avant son départ est une tactique bien connue. Faire accepter à un ministre des choses que ses services réprouvent n'est pas nouveau. Selon Le Monde Informatique, Jean-François Copé n'a pas convié la DGME qui a porté le projet. On retrouve la même façon de faire lorsque le ministre de l'intérieur a autorisé les machines de vote sans tenir compte de l'avis de ses services.
Comme il est difficile de croire que ces ministres aient basé leurs convictions sur leurs connaissances en informatique, on peut se demander pourquoi ils peuvent accepter ces accords scélérats et quelles sortes de pressions ont été exercées sur eux ?

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RGI en danger !

Posté par Pol' uX () le 21/04/2007 à 10:16. (lien). Évalué à 2.

L'argent a ses raisons, que la raison ne connait point.

À moins que ... si ça ce trouve, au détour d'une "mise à jour" dont seul Bricosoft a le secret, peut être que Stive Ballemeure a mis la main sur une sombre "anecdote" du gouvernement en place, et les tiens tous par les ouilles.

Ha ... théorie du complot quand tu nous tient ... Et dire que tout ceci ne serait pas arrivé si les anglais roulaient à droite ! Or j'ai ouïe dire, que cette tradition date de l'époque chevaleresque, où les cavaliers avaient décidé de cette convention, afin de ne pas risquer de croiser le fer maladroitement, en prenant le risque de blesser leur monture. Car pour dégainer rapidement de la main droite, l'épée se trouvait sur le flan gauche du cheval ...

Finalement on se pose la question suivante : pourquoi diable les français roulent à droite ? J'ai découvert qu'il semblerait que c'était une convention introduite par Napoléon, pour marquer la fierté vis à vis de ses stratégies d'attaque (souvent par la droite).

Finalement, les guerres continuent, formatent leur temps, et celle pour la liberté n'est décidément pas gagnée.

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Pas trop tard pour réagir

Posté par Samuel Bizien (page perso, ) le 21/04/2007 à 10:28. (lien). Évalué à 5.

Est-il vraiment trop tard pour réagir ?
On est à la veille d'une élection présidentielle, et un ministre, soutien d'un des principaux candidats, est soupçonné de corruption ... ça a de quoi faire changer un résultat d'élection ;) .

En employant des mots corrects, à partir d'informations vérifiées (on ne peut pas encore parler de corruption, seulement de soupçons), et en faisant un véritable battage médiatique sur le net pour relayer l'info, on peut en faire une news de ce soir, non ?
Si ça marche pas pour le premier tour, cette nouvelle peut aussi peser sur le second (quel qu'il soit).

Bon, d'un autre côté, il faut aussi noter que J.-F. Copé n'est pas un des soutiens les plus chauds de Sarkozy, et qu'il est probable que ce dernier le laisse tomber rapidement ...

Ah bon, et c'est grave docteur ?

Posté par Loïc Ibanez () le 21/04/2007 à 11:22. (lien). Évalué à 4.

L'important est que le RGI ait été rédigé et que les orientations techniques exposées recueillent l'approbation de l'ensemble des techniciens. Le secrétaire général de l'ONU signe-t-il les RFC de l'IETF ? Du W3C ? Non. Et pourtant, elle tourne...

La signature d'un ou plusieurs ministres sur ce sujet est superfétatoire. L'intéropérabilité n'est pas un choix : c'est un objectif.

C'est vraiment très français cette obsession rousseauiste du contrat signé...

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J'vais te mettre cette bande d'électrons au garde-à-vous et ça va filer droit, c'est moi qui t'le dit !

Ministre des Finances...

Posté par Raphaël SurcouF (Jabber id, page perso, ) le 22/04/2007 à 11:07. (lien). Évalué à 2.

D'après Wikipedia[1], Jean-François Copé est « ministre délégué au budget, à la réforme budgétaire de l'État et à la Réforme de l'État » (cette dernière soumettant donc la DGME à sa tutelle) :

Le 29 novembre 2004, il est nommé ministre délégué au budget et à la réforme budgétaire du gouvernement Raffarin 3 et conserve ses attributions de porte-parole du gouvernement. Il est reconduit dans ces fonctions le 3 juin 2005 dans le premier gouvernement Dominique de Villepin, avec en complément la responsabilité de la Réforme de l'État.


Quant au ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, il s'agit de Thierry Breton[2] :

3 juin 2005 : reconduit dans ses fonctions au ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie dans le premier gouvernement Dominique de Villepin.


Cette dépêche fait une légère confusion entre les deux responsables, là où l'article cité ne le fait pas. D'après le LMI, JFC n'a fait aucun commentaire. Il n'est pas dit qu'il n'a pas convié la DGME à une réunion. En outre, étant son ministre de tutelle, on peut donc supposer qu'il n'a pas non plus besoin de convier l'ensemble des directions qui dépendent de lui à chaque réunion.

[1]: http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Fran%C3%A7ois_Cop%C3%A9
[2]: http://fr.wikipedia.org/wiki/Thierry_Breton

paroles, paroles, paroles...

Posté par - - () le 22/04/2007 à 13:05. (lien). Évalué à 5.

tout ce que je sais c'est que ce document met trop de temps à être imposé.

et pendant ce temps les administrations restent dans le flou total et il est assez pénible
de voir des progiciels débarquer qui ne considère que Microsoft Office

on me fait marrer avec les gens, mais les gens, on les forme ou on les force à utiliser le programme que souhaite la direction (et oui j'assume professionnellement mes paroles). Ils ne sont pas le vrai problème

le problème sont les sociétés de services, les progiciels, les procédures qu'on nous vend et qui nécessite toutes microsoft office. et vous ne pouvez pas leur répondre "naon, notre norme obligatoire c'est Odf alors vous vous pliez ou vous partez ailleurs".

ce RGI est très important.

il faut bien comprendre et assumer, tant pis si cela vous débecte, que "microsoft office" est un logiciel qui est forcé à l'achat à cause d'autres produits. c'est de la vente liée qui ne dit pas son nom.

quand toute une industrie vous force à être dépendant d'UNE seule société, il y a malaise. et ceci est incontestable, les gens niant cela sont des menteurs et trolleurs.


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<mode bistrot>
en attendant, opinion de petit français, si on nous sort un accord france-microsoft, je serai convaincu de la corruption généralisée du gouvernement. en 20 ans de suivre ces conneries informatiques en France, ca fatigue.

La réunion n'aurait pas eu lieu !

Posté par Pierre Jarillon (page perso, ) le 23/04/2007 à 19:34. (lien). Évalué à 3.

Selon la même source, la réunion n'a pas eu lieu : Démenti : « Aucune réunion sur le RGI vendredi dernier ! »

Voici une citation de l'article du Monde Informatique : http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-dementi--a(...)

Mais, la semaine passée, le cabinet du ministre, contacté à partir du mardi 17 matin, n'a pas réagi à une information émanant de plusieurs sources concordantes, notamment internes à l'administration.
C'est donc lundi 23 matin que le secrétariat général du ministère de l'Economie et des Finances nous a appelé et a démenti l'existence de toute réunion concernant le RGI dans ce service, a fortiori le vendredi 20 avril au soir, à 48 heures du premier tour du scrutin présidentiel.


Il est tout à fait vraisemblable que l'article de Bertrand Lemaire soit responsable cette probable annulation. Nos dirigeants se savent surveillés et c'est très bien. La presse a joué son rôle : qu'elle en soit félicitée.

Thierry BRETON : réponse à la question du député Bernard CARAYON

Posté par Jean-Christophe BECQUET (page perso, ) le 24/04/2007 à 19:36. (lien). Évalué à 5.

Thierry BRETON : réponse à la question du député Bernard CARAYON sur la cohérence de la position française en matière de formats logiciels ouverts

La question N° : 117669 du député Bernard CARAYON publiée au JO le 06/02/2007 :

M. Bernard Carayon appelle l'attention de M. le ministre délégué à l'industrie sur la cohérence de la position française en matière de formats logiciels ouverts. En mai 2006, après un processus de concertation complet, l'ISO a adopté comme standard de documents le format ODF (ISO/IEC 26300 Open Document Format for Office Applications), une documentation d'environ 700 pages, et soutenu par l'ODF Alliance qui regroupe des acteurs industriels et des organisations du monde entier. Ce format est un point capital du référentiel général d'interopérabilité (RGI) que le Gouvernement doit publier sous forme de décret prochainement. En réaction, une société américaine en situation de quasi-monopole, notamment en matière de logiciels, plutôt que d'implémenter cette norme mondiale, veut imposer à l'ISO son propre format, OOXML (ECMA 376 Office Open XML), en partie basé sur des briques logicielles propriétaires - ce qui pourrait entraîner des restrictions juridiques ou techniques de mise en oeuvre - et sur une documentation de 6 000 pages. Au passage, ce projet redéfinit de nombreux formats et codifications, de telle sorte qu'il remet aussi en question un certain nombre de standards antérieurs très largement utilisés (images, animations, formules mathématiques, codification des dates, des langues et des pays, métadonnées). Une procédure accélérée est pourtant engagée et, en France, l'Afnor a lancé une consultation auprès des acteurs économiques. Devant cette situation, trois questions se posent : - Comment l'Afnor, à laquelle la France a délégué sa représentation auprès des instances internationales de normalisation et dont la réputation mondiale de sérieux n'est plus à démontrer, a-t-elle pu examiner dans de bonnes conditions et dans le temps imparti les 7 000 pages de documentation concernant le format OOXML ? Quelle est la composition du groupe de travail, qui en est le président et comment ont été répartis les droits de vote au sein de ce groupe ? Quelle est la position de l'État sur ce sujet, en cohérence avec les choix du RGI, et qui l'a représenté au sein du groupe de travail de l'Afnor ? Les formats ouverts sont, potentiellement, le socle d'une autonomie européenne retrouvée en matière de technologie de l'information. Une position hâtive et incertaine de la France en ce domaine jouerait durablement contre les intérêts européens.

La réponse du Ministre de l'économie, des finances et de l'industrie publiée au JO le 10/04/2007 :

Un format ouvert de documents bureautiques, Open document format (ODF), a été adopté en 2006 par l'Organisation internationale de normalisation (ISO), dont l'Association française de normalisation (AFNOR) est le membre français. Le référentiel général d'interopérabilité (RGI), défini par la direction générale de la modernisation de l'État (DGME), préconise ce format ODF sous sa référence ISO. En début d'année, une association d'industriels du secteur des technologies de l'information, l'European Computer Manufacturers Association (ECMA), a soumis à l'ISO un format alternatif en demandant une procédure rapide d'adoption. Cette procédure consiste en deux enquêtes successives conduites auprès des membres nationaux de l'ISO. A l'issue de la phase d'enquête, la décision de l'ISO se prendra avec l'approbation d'au moins les deux tiers des pays, sauf si plus d'un quart des pays s'y oppose. La première phase d'enquête, d'une durée de 30 jours, est close depuis le 5 février 2007. AFNOR, au nom de la France, a fait part de contradictions possibles entre le nouveau format proposé et certaines normes existantes. Un examen complémentaire a donc été nécessaire et des réponses sont attendues de la part de l'ECMA. La seconde phase d'enquête durera 5 mois. Pour établir la position française, AFNOR soumettra le texte à une enquête probatoire nationale de 2 mois, notifiée au Journal officiel, et ouverte à tous. Un groupe de coordination au sein d'AFNOR, regroupant tous les acteurs intéressés, se prononcera sur la base du consensus sur la position à adopter par la France. L'État est représenté dans ce groupe par le ministère de l'économie, des finances et de l'industrie et par le ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche. Pour éviter un conflit de normes, qui serait préjudiciable aux gains attendus du cadre normatif du RGI à moyen et long terme, les représentants de l'État privilégient une position qui n'aboutisse pas à deux normes concurrentes mais à l'enrichissement de la norme existante.


http://www.apitux.org/index.php?2006/07/05/139-thierry-breto(...)

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Enjeux du logiciel libre, standards ouverts et interopérabilité

L’interopérabilité sur le site de la Modernisation de l’Etat

Posté par Jean-Christophe BECQUET (page perso, ) le 24/04/2007 à 21:17. (lien). Évalué à 1.

L’interopérabilité des systèmes d’information est un terme compliqué pour les novices en informatique mais s’inscrit dans une démarche qui facilitera la vie de tous les usagers !
http://synergies.modernisation.gouv.fr/article.php3?id_artic(...)

Piloté par la DGME, le référentiel général d’interopérabilité vise à définir l’ensemble des normes, règles, standards et recommandations qui s’imposent aux acteurs de l’administration concernés par la mise en oeuvre de téléservices.

Son objectif : simplifier et fluidifier les échanges électroniques entre les administrations et entre les administrations et les usagers.

Plusieurs articles ont été consacrés au RGI mais également aux autres référentiels généraux (sécurité et accessibilité).

Une liste de liens qui évolue au fur et à mesure de l’actualité et qui, au travers de fiches aborde notamment les thématiques suivantes :

Accès au dossier sur les référentiels d’interopérabilité, de sécurité et d’accessibilité :
http://www.thematiques.modernisation.gouv.fr/sommaire.php?id(...)
o Introduction au RGI et au RGS
o Les enjeux de l’interoperabilité
o Le Référentiel Général d’Interopérabilité et le Référentiel Général de Sécurité
o Références juridiques
o Le contenu du RGI
o Quels sont les apports du RGI ?
o A quoi s’applique le RGI ? A qui s’adresse-t-il ?
o Quels sont les moyens d’accéder au RGI ?

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