François Élie, le président d'Adullact (Association des Développeurs et des Utilisateurs de Logiciels Libres pour l'Administration et les Collectivités Territoriales) avait écrit aux candidats à l'élection présidentielle pour leur poser six questions concernant les logiciels libres, en leur demandant quel est leur point de vue sur enjeux du développement du logiciel libre.
Trois candidats ont répondu. Il est intéressant de comparer ces réponses à celles de candidats.fr. En particulier, la fin du texte de François Bayrou donne un éclairage plus précis sur sa position relative aux brevets sur les logiciels (maintien du statu quo face à « une compréhension de l'économie d'internet encore insuffisante », contrôle démocratique sur les offices de brevet). On pourra aussi apprécier sa citation de François Élie quand il dit "ce qui a été payé une fois n'a plus à être payé".
La réponse de Marie-George Buffet est détaillée et correspond sans surprise à ce que l'on pouvait attendre de la représentante communiste (opposition aux brevets logiciels, EUCD et mise en avant du caractère collectif de la réalisation des logiciels libres et du « mode de production et d'échange original » qu'il représente).
La réponse de Jean-Marie Le Pen est la plus courte, principalement axée sur l'indépendance nationale.
Gaim change de nom et devient Pidgin
Conclusion d'une longue bataille juridique entre AOL et son service propriétaire de messagerie instantanée AIM d'un coté et le projet libre Gaim de l'autre, voilà que ce dernier change de nom pour pouvoir continuer paisiblement son développement.
Les changements de noms sont les suivants :
Pour rappel, Pidgin est un client libre de messagerie instantanée et de présence, multiplateforme (Windows et Linux) et multiprotocole, permettant de se connecter aux réseaux standards ouverts tels que Jabber/XMPP et IRC ou encore SILC ou Zephyr, mais aussi aux réseaux propriétaires tels que MSN/WLM, AIM/ICQ, Gadu-gadu, Yahoo!Messenger ou Lotus SameTime.
Au passage le projet se détache quelque peu de SourceForge, en choisissant de disposer de leur propre serveur de développement (developer.pidgin.im) en complément de SourceForge. La gestion des anomalies et les listes de diffusion sont en cours de migration. Enfin, le projet a décidé d'utiliser monotone pour sa gestion de version au lieu de CVS ou Subversion.
Enfin on notera que la "nouvelle" page du projet enfonce le clou : "Pidgin is NOT endorsed by or affiliated with AOL", "Pidgin n'est PAS lié ou affilié à AOL", un avertissement qui était déjà présent avec Gaim. Pidgin est actuellement disponible au téléchargement en version Gaim 2.0.0beta6, et devrait donc sortie en version Pidgin 2.0.0 dans les jours/semaines/mois à venir.
Un "pidgin" est d'après wikipedia un langage créé, "le plus souvent spontanément", par le mélange de plusieurs langues afin que tout le monde se comprenne.
NdR : Merci à plagiats pour le journal et à khan pour avoir proposé une dépêche sur ce thème.
Les changements de noms sont les suivants :
- Gaim devient Pidgin
- libgaim devient libpurple
- gaim-text devient Finch
Pour rappel, Pidgin est un client libre de messagerie instantanée et de présence, multiplateforme (Windows et Linux) et multiprotocole, permettant de se connecter aux réseaux standards ouverts tels que Jabber/XMPP et IRC ou encore SILC ou Zephyr, mais aussi aux réseaux propriétaires tels que MSN/WLM, AIM/ICQ, Gadu-gadu, Yahoo!Messenger ou Lotus SameTime.
Au passage le projet se détache quelque peu de SourceForge, en choisissant de disposer de leur propre serveur de développement (developer.pidgin.im) en complément de SourceForge. La gestion des anomalies et les listes de diffusion sont en cours de migration. Enfin, le projet a décidé d'utiliser monotone pour sa gestion de version au lieu de CVS ou Subversion.
Enfin on notera que la "nouvelle" page du projet enfonce le clou : "Pidgin is NOT endorsed by or affiliated with AOL", "Pidgin n'est PAS lié ou affilié à AOL", un avertissement qui était déjà présent avec Gaim. Pidgin est actuellement disponible au téléchargement en version Gaim 2.0.0beta6, et devrait donc sortie en version Pidgin 2.0.0 dans les jours/semaines/mois à venir.
Un "pidgin" est d'après wikipedia un langage créé, "le plus souvent spontanément", par le mélange de plusieurs langues afin que tout le monde se comprenne.
NdR : Merci à plagiats pour le journal et à khan pour avoir proposé une dépêche sur ce thème.
FreeCol 0.6 enfin sorti
En 1994 Microprose édite Colonization réalisé par Sid Meier et Brian Reynolds. Colonization est un jeu de stratégie au tour par tour dont le but est de coloniser de nouvelles terres comme le firent les nations au 15e siècle avec le continent Américain.
Ce jeu, très complet et très prenant, a donné lieu a deux projets open-source : Open Colonization et Freecol. Ce dernier est le plus ancien des deux puisque le développement a débuté en 2002. Après une première phase de développement jusqu'en 2004, le jeu a vu une phase de restructuration suivie par un décollage du développement qui s'est accélérée ces derniers mois. Le jeu vient d'atteindre une phase de maturité le rendant très jouable et très proche de son aîné.
La version 0.60 était très attendue, elle introduit un nombre considérable de nouveautés comme le support de nombreuses langues, une refonte de l'encyclopédie ou (enfin!) la possibilité d'effectuer du marchandage... La liste est disponible sur sourceforge.
Ce jeu, très complet et très prenant, a donné lieu a deux projets open-source : Open Colonization et Freecol. Ce dernier est le plus ancien des deux puisque le développement a débuté en 2002. Après une première phase de développement jusqu'en 2004, le jeu a vu une phase de restructuration suivie par un décollage du développement qui s'est accélérée ces derniers mois. Le jeu vient d'atteindre une phase de maturité le rendant très jouable et très proche de son aîné.
La version 0.60 était très attendue, elle introduit un nombre considérable de nouveautés comme le support de nombreuses langues, une refonte de l'encyclopédie ou (enfin!) la possibilité d'effectuer du marchandage... La liste est disponible sur sourceforge.
Logprotect et la protection des enfants
Internet offre à chacun le meilleur comme le pire et les enfants sont trop souvent concernés par le pire. La protection des enfants se fait essentiellement par le filtrage des URL et par la détection des informations sensibles que sont l'identité et l'adresse que les enfants peuvent donner en toute innocence à des prédateurs, le plus souvent des pédophiles.
Logprotect est un logiciel qui permet de lutter très efficacement contre la divulgation du nom et de l'adresse à des inconnus. Une version Windows existe depuis près de trois ans et est maintenant tout à fait opérationnelle. La version Linux existe aussi, mais bien que parfaitement utilisable, elle est toujours en cours de validation. Le développeur de la version Linux a besoin de testeurs, ayant si possible une bonne connaissance Linux et/ou Python pour valider son code ainsi que de contributeurs pour réaliser la documentation ainsi que le packaging pour les différentes distributions.
Pour la protection sur les URL, les principaux fournisseurs d'accès à Internet proposent des logiciels de protection des enfants ou contrôle parental, mais ceux-ci ne sont prévus que pour Windows. Pour Linux, il faut utiliser squid et les listes noires ou blanches, ce qui est quand même une solution assez lourde.
Logprotect est donc une protection simple, utile et efficace en complément de la surveillance active des parents.
Logprotect est un logiciel qui permet de lutter très efficacement contre la divulgation du nom et de l'adresse à des inconnus. Une version Windows existe depuis près de trois ans et est maintenant tout à fait opérationnelle. La version Linux existe aussi, mais bien que parfaitement utilisable, elle est toujours en cours de validation. Le développeur de la version Linux a besoin de testeurs, ayant si possible une bonne connaissance Linux et/ou Python pour valider son code ainsi que de contributeurs pour réaliser la documentation ainsi que le packaging pour les différentes distributions.
Pour la protection sur les URL, les principaux fournisseurs d'accès à Internet proposent des logiciels de protection des enfants ou contrôle parental, mais ceux-ci ne sont prévus que pour Windows. Pour Linux, il faut utiliser squid et les listes noires ou blanches, ce qui est quand même une solution assez lourde.
Logprotect est donc une protection simple, utile et efficace en complément de la surveillance active des parents.
Avec Kerrighed 2.0.0, Linux a les deux pieds dans le SMP
Kerrighed est une extension au système Linux qui permet de faire du SSI, c'est à dire de voir une grappe de PC comme une unique machine SMP. En pratique, il est implémenté sous forme de modules pour Linux, plus un patch minimal au noyau.
Cette version 2.0.0 de Kerrighed, sortie le 4 avril, est liée au noyau Linux 2.6.11, contrairement aux versions précédentes qui étaient basées sur la version 2.4. Cependant, la prochaine version est déjà en cours d'intégration pour le noyau 2.6.20.
Les deux autres projets ayant un lien direct avec le SSI sont OpenMosix et OpenSSI. La prochaine version d'OpenMosix est pour le moment en /alpha/ et sera liée au noyau 2.6.17. OpenSSI, en version 1.9 bêta, est lui aussi lié au noyau Linux 2.6.11. On remarque que pour ces trois projets, la transition vers le noyau 2.6 de Linux a été longue mais commence à donner des résultats très prometteurs.
Le projet Kerrighed est maintenant développé de manière communautaire mais reste encore lié à ses origines hexagonales, dont l'Université de Rennes et l'incontournable INRIA.
Cette version 2.0.0 de Kerrighed, sortie le 4 avril, est liée au noyau Linux 2.6.11, contrairement aux versions précédentes qui étaient basées sur la version 2.4. Cependant, la prochaine version est déjà en cours d'intégration pour le noyau 2.6.20.
Les deux autres projets ayant un lien direct avec le SSI sont OpenMosix et OpenSSI. La prochaine version d'OpenMosix est pour le moment en /alpha/ et sera liée au noyau 2.6.17. OpenSSI, en version 1.9 bêta, est lui aussi lié au noyau Linux 2.6.11. On remarque que pour ces trois projets, la transition vers le noyau 2.6 de Linux a été longue mais commence à donner des résultats très prometteurs.
Le projet Kerrighed est maintenant développé de manière communautaire mais reste encore lié à ses origines hexagonales, dont l'Université de Rennes et l'incontournable INRIA.




